2 Dans le silence, monte vers toi notre louange, Dieu de Sion !
À toi nos vœux ! Qu’ils s’accomplissent en ton honneur !
3 Car tu écoutes notre prière. Tous les mortels viendront vers toi.
4 Le poids des fautes pèse sur moi : il est trop lourd,
Mais tu pardonnes nos transgressions.
5 Heureux l’élu que tu invites en ta présence
Pour qu’il habite dans tes parvis !
Nous y goûtons tous les bienfaits de ta maison,
Les dons sacrés de ton palais.
6 Dans ta justice, tu nous réponds par des merveilles,
Ô Dieu Sauveur, espoir des hommes jusqu’aux confins
De notre terre et de la mer.
7 Il établit fermement les montagnes par sa force.
Il se revêt de puissance,
8 Il calme le bruit des vagues et l’agitation des peuples.
9 Aux extrémités du monde,
Les peuples sont angoissés à la vue de tes prodiges.
Tu fais tressaillir de joie le levant et le couchant.
10 Tu as visité la terre, pour lui donner l’abondance,
Tu la combles de richesses ! Les ruisseaux de Dieu débordent,
Tu fais pousser nos moissons, en fertilisant la terre.
11 Tu inondes ses sillons ; tu en aplanis les mottes,
Tes averses l’amollissent, et tu bénis ce qui germe.
12 Tu as couronné l’année de tes bienfaits généreux,
Tes pas versent l’abondance.
13 Les prés et les pâturages sont largement arrosés,
Les collines se revêtent d’une ceinture de joie.
14 Les prés couverts de brebis, les vallées drapées de blé,
Tout chante et clame sa joie.
Notes et renvois
La louange te convient, t’attend dans le silence, il est beau de te louer, ô Dieu qui es en Sion, à toi la louange silencieuse.
C’est pour ta gloire, en ton honneur que nous voulons nous acquitter de nos vœux, on doit accomplir des vœux, les réaliser, là nos vœux se mettent en paix avec toi.
Ou : que tout mortel vienne vers toi, à toi viendra toute chair, tout être de chair, toute créature se présente devant toi, peut venir, parvient jusqu’à toi.
Les réalités pécheresses sont trop pesantes pour moi. Les fautes ont été plus fortes que moi, des actes criminels avaient pris le dessus, le monde du néant a prévalu, entraînant nos révoltes.
Litt. : tu les expies, tu les couvriras, tu fais la propitiation de nos péchés.
Que tu choisis pour prochain, que tu fais approcher de toi, rapproches, admets, accueilles en ta présence.
Il a pour demeure ton temple, il y réside, le hante.
Nous pouvons nous rassasier, nous délecter, nous en assouvir.
De ses biens, sa beauté, de l’excellence de ta demeure, de son bonheur.
Des aliments sacrés de ton temple, de sa sainteté, des choses saintes.
Dans ta bonté, avec ton équité. Ou : ô merveille, toi dont la justice est admirable. Ou : terrible dans la justice.
De façon merveilleuse, en prodiges. Ou : par des choses terribles.
Sécurité, refuge des lointaines extrémités, des horizons, bouts, limites les plus reculées de la terre et des mers, des îles lointaines, tu as leur confiance.
Ta puissance enracine, accumule les montagnes, les soutient, consolide, affermit, leur donne leur assiette.
Il est ceint de vigueur, environné de bravoure, s’entoure de vaillance.
L’émotion, la rumeur, le tumulte, grondement des peuplades, nations païennes.
Tu les fais crier, chanter de joie, jubiler, tu les remplis de cris d’allégresse, tu fais résonner de chants les régions où naissent le matin et le soir.
Litt. : les issues, portes du matin et du soir, les pays d’où sortent l’aube et le crépuscule.
Tu l’as abreuvée, tu l’arroses abondamment, tu la fais déborder.
Tu la rends luxuriante, tu lui donnes la fertilité.
Les canaux célestes ruissellent d’eau fraîche, regorgent d’eau.
Leur froment, elles assurent le pain des hommes, tu leur assures le blé, tu fécondes les moissons à venir.
Tu les abreuves, arroses, enivres, baignes d’averses.
Les ornières de tes chars ruissellent d’engrais, la graisse distille l’abondance sur les traces de ton char, la fertilité ruissellera sous tes pas, les sentiers que tu foules ruissellent de délices, de sève, d’abondance.
Les prairies du désert, les oasis de la steppe sont abondamment arrosées, ils verdoient, s’engraisseront, tu transformes la steppe en verte prairie.
Les prés sont vêtus de troupeaux, se parent de menu bétail.
Ils poussent des clameurs, triomphent, oui, ils s’enivrent de chants.