2 Le Seigneur est grand,
Infiniment digne de toutes louanges.
Sa montagne sainte est dans la cité de notre Seigneur.
3 Élancée et fière, la sainte colline de Sion, la belle,
Est source de joie pour la terre entière.
Au septentrion, voici la cité, celle du grand Roi.
4 Dieu, dans ses palais, se révèle à nous comme un vrai rempart.
5 Car voici, contre la ville, les rois s’étaient concertés.
Ensemble, ils ont avancé.
6 Mais dès qu’ils l’ont aperçue, la stupeur les a saisis,
L’épouvante les a pris, et ils se sont tous enfuis.
7 Ils se sont mis à trembler,
Comme une femme en travail quand la douleur la saisit.
8 Ils ont été dispersés comme des bateaux au vent
Lorsque le vent d’Orient brise les navires de Tarsis.
9 Ce que nous avions appris, nous l’avons vu de nos yeux
Dans la ville du Seigneur, de l’Éternel des armées,
La cité de notre Dieu. Dieu l’affermit à jamais.
10 Nous pensons à ta bonté, ô Dieu, dans ton sanctuaire,
11 Ainsi que ton nom, ô Dieu,
Ta louange retentit jusqu’aux confins de la terre.
Tu répands, à pleines mains, la justice, le salut.
12 Que le mont Sion jubile, que les filles de Juda
Soient transportées d’allégresse, car tes jugements sont justes !
13 Parcourez Sion, longez son enceinte, comptez-en les tours.
14 Considérez bien ses murs fortifiés !
Passez en revue chacun des palais,
Pour le raconter aux générations qui viendront un jour.
15 Car c’est ce Dieu-là qui est notre Dieu,
Éternellement et à tout jamais,
C’est lui qui nous guide jusqu’à notre mort.
Notes et renvois
Comblé de louanges, très hautement célébré, grandement fêté, justement glorifié, l’objet de toutes les louanges, célébré souverainement, à merveille.
Sa belle taille réjouit toute la terre, sa montagne sainte se dresse magnifiquement, vision de beauté, superbe d’élan, belle dans son élévation, colline magnifique, elle est un ravissement, la joie de l’univers.
Dieu est connu comme la citadelle, la haute retraite, on sait qu’il en est le rempart, il s’est montré secourable ; dans ses palais, il se révèle invincible.
Ligués, coalisés, donné rendez-vous, assemblés, s’y sont rendus de concert.
Ils se déployèrent de concert pour l’attaquer tous ensemble, ils ont passé outre, déferlé, disparu à la fois.
Aussitôt stupéfaits, interdits, stupéfiés, terrorisés, terrifiés, ils ont été pris de frayeur, de panique, le désarroi s’est emparé d’eux, ils étaient éperdus, troublés, consternés.
Ou : il l’a fondée, édifiée, érigée pour l’éternité. Ou : il la protège, la fera subsister, la consolidera pour tous les temps.
Nous méditons ta grâce, nous rappelons ton amour, ta fidélité, nous revivons, mesurons tout le prix de ta faveur au cœur de ton sanctuaire.
Tel qu’est ton nom, telle doit être ta louange comme ta renommée, ton nom ainsi se répand, retentit, parvient, ta louange, elle suit ton nom, ton nom est à la mesure de ta louange ; ta louange comme ton nom couvre l’étendue de la terre, elle y est publiée, elle doit être telle que ton nom.
Ta droite déborde de justice.
Par ce terme poétique, l’auteur peut désigner des villes.
Suivez le chemin de ronde de Sion, faites le tour de son enceinte, contournez-la, défilez sur ses murailles, faites-en le circuit, allez par les chemins qui la bordent.
Observez, remarquez, examinez, étudiez, fixez votre attention sur ses fortifications ; contemplez ses murailles avec amour, portez ses remparts en vos cœurs.
Détaillez, examinez, admirez, explorez, dénombrez, parcourez ses donjons, ses châteaux.
Qui nous mène au-delà de la mort, nous fera surmonter la mort, nous conduit dans l’éternité. Ou : il nous conduit par la vie, à jamais, nous dirigera jusqu’à l’heure de la mort, malgré la mort.