2 Ô Dieu, ne reste pas dans le silence et ne demeure pas muet !
Cesse, ô Dieu, d’être indifférent !
3 Voici, tes ennemis s’agitent,
Et ceux qui te haïssent portent la tête haute,
4 Ils sont ligués contre ton peuple,
Ils trament des complots perfides, ils intriguent contre les tiens.
5 Ils ont dit : « Exterminons-les, rayons-les d’entre les nations
Afin que le nom d’Israël ne soit plus jamais évoqué ! »
6 D’un seul cœur, ils ont conspiré, se coalisant contre toi :
7 Enfants d’Édom, Ismaélites, enfants d’Hagar et Moabites,
8 Guébal, Ammon et Amalek, les Philistins et les Tyriens,
9 L’Assyrie même est leur alliée, prêtant main-forte aux fils de Lot.
10 Traite-les donc comme à Madian,
Comme à Sisera ou Jabbin auprès du torrent de Kison.
11 Ils furent détruits à En-Dor, comme du fumier sur le sol.
12 Que tous leurs nobles soient pareils à Oreb et à Zeeb,
Et que leurs princes soient comme Zébach et Tsalmunna !
13 Ils s’étaient dit : « Emparons-nous des demeures où Dieu habite ! »
14 Mon Dieu, fais-les tourbillonner comme une paille dans le vent,
15 Comme un feu brûlant la forêt, et la flamme embrasant les monts !
16 Pourchasse-les par ta tempête ! Qu’ils aient peur de ton ouragan !
17 Couvre leur visage de honte, qu’ils cherchent ton nom, Seigneur !
18 Qu’ils soient confondus à jamais, qu’ils périssent déshonorés !
19 Qu’ils reconnaissent que toi seul tu portes le nom de Seigneur,
Que tu es le Dieu souverain, le maître de toute la terre !
Notas y referencias
Ne demeure pas muet, impassible, tranquille, inactif, ne te tais plus, parle enfin, n’arrête plus ton action, ne te repose pas, cesse d’observer tranquillement, ne te retiens plus.
Ne reste pas inerte, en repos, immobile, muet, cesse de te tenir tranquille.
Grondent, mugissent, se déchaînent bruyamment, sont en tumulte.
Ils se concertent et ourdissent des plans sournois, des projets pleins de ruse.
Ils conspirent contre tes trésors, délibèrent contre tes protégés, tiennent conseil, se dressent, se consultent contre tes intimes, tes (fidèles) cachés, ceux qui t’appartiennent, qui sont confiés à ta garde, cachés en toi.
Supprimons-les, faisons-les disparaître en tant que nation, retranchons-les du monde des peuples.
Qu’il n’en soit plus question, qu’on n’en ait plus jamais souvenir, nul n’en fasse mémoire, mention.
D’un commun accord, ils se sont entendus, ils prennent des résolutions unanimes.
Ils forment, scellent, concluent une alliance, un pacte contre toi.
Même Assur s’est jointe à eux, fait partie de la ligue, est leur amie.
Ils sont devenus le bras des fils de Lot, les appuient, leur viennent en aide, ont mis leur bras à leur disposition.
Ou : devinrent du fumier pour le sol, leurs cadavres servirent d’engrais à la terre.
À nous, à nous le domaine de Dieu, l’empire sur ses domaines ; ils prétendaient conquérir les pâtures (du peuple) de Dieu ; rendons-nous maîtres des pâturages de Dieu, prenons possession de ses habitations, de ce qui fait sa gloire.
Rends-les pareils au duvet du chardon, à la paille hachée que pourchasse le vent, fais d’eux un tourbillon de poussière, qu’ils soient semblables à la balle, au chaume qui tourbillonne en plein vent.
Poursuis-les, mets-les en fuite avec ta rafale, ta rage.
Terrifie, affole, épouvante-les, jette-les dans une fuite éperdue, fais-les trembler par ton ouragan.
Alors, ils connaîtront ton nom, pour leur apprendre à le rechercher.
Honnis, affolés sans répit, saisis de peur et d’épouvante, qu’ils rougissent, consternés, soient terrifiés, charge-les d’une honte et d’une humiliation éternelles, qu’ils soient confus jusque dans l’au-delà.
Ils sauront que c’est toi qui as pour nom : Seigneur, ils connaîtront que ton nom seul est valable, que tu es Seigneur de toute la terre.
Le Très-Haut, le Suprême, le seul Dieu au-dessus de la terre, le maître suprême.