2 Ô Berger d’Israël, prête l’oreille,
Toi qui mènes Joseph comme un troupeau.
Ô toi qui es assis entre les chérubins,
Parais dans ta splendeur
3 Aux regards d’Éphraïm, de Benjamin, de Manassé !
Relève ta puissance, viens nous sauver !
4 Ô Dieu, rétablis-nous,
Fais resplendir ta face et nous serons sauvés !
5 Seigneur, Dieu des armées,
Jusques à quand seras-tu en colère
Contre ton peuple t’adressant ses prières ?
6 Tu le nourris d’un pain trempé de pleurs.
Tu lui fais boire des larmes sans mesure.
7 Tu fais de nous un objet de querelle pour nos voisins !
Nos ennemis ont lieu de se moquer.
8 Dieu des armées, rends-nous la vie,
Fais resplendir ta face, et nous serons sauvés !
9 Tu arrachas de l’Égypte une vigne,
Tu chassas des nations et tu la transplantas.
10 Tu déblayas le terrain devant elle.
Elle a jeté des racines profondes et couvert le pays.
11 Voici, son ombre a couvert les montagnes,
Et ses sarments étaient semblables à des cèdres de Dieu.
12 Elle étendait ses vrilles vers la mer,
Et ses rejets jusqu’au fleuve d’Euphrate.
13 Pourquoi as-tu renversé ses clôtures ?
Tous les passants viennent y grappiller.
14 Le sanglier qui sort de la forêt la retourne en tous sens,
Les animaux des champs viennent y pâturer.
15 Dieu des armées, reviens enfin !
Jette un regard du haut du ciel et vois !
Visite cette vigne !
16 Protège le jardin que ta droite a planté,
Le rejeton que tu as fortifié !
17 Tout est brûlé et saccagé comme des balayures.
Sous ta colère, tout va périr.
18 Étends ta protection sur l’homme élu que ta droite a choisi,
Le fils de l’homme que tu as affermi pour ton service !
19 Et, jamais plus, nous n’irons loin de toi.
Fais-nous revivre et invoquer ton nom !
20 Seigneur, Dieu des armées, rends-nous la vie,
Fais resplendir ta face, et nous serons sauvés !
注解与引证
Ou : sur l’air : les lis, les lis lyriques, les lis du témoignage de la loi, (comme) le lis est le témoignage. Ou : sur l’instrument à six cordes.
Toi qui sièges, trônes sur les chérubins, dont le trône est au-dessus des chérubins. Ou : montre-toi au-dessus des chérubins.
Manifeste-toi dans ta splendeur, fais-la luire, rayonner, resplendis, apparais éclatant.
Déploie ta force, tes exploits, réveille ta vaillance de héros, montre-toi à ton peuple, mets ta puissance en œuvre.
Viens à notre aide et sois notre salut, en marche pour notre triomphe, notre libération.
Réintègre, régénère, relève-nous, ramène-nous à toi, change notre sort, guéris-nous, fais-nous revenir, rends-nous la vie.
Illumine ton visage, fais-le briller, qu’il s’éclaire, qu’il soit serein pour nous.
Litt. : fumeras-tu, fulmineras-tu, combien de temps encore t’irriteras-tu ? Pourquoi t’enflammer, t’indigner plus longtemps ? La colère divine fume (Ps. 74 : 1 ; Deut. 29 : 19) créant un écran entre le peuple et Dieu.
Alors que ton peuple te prie, malgré, devant, contre ses prières.
D’une triple rasade, de larmes à profusion, en abondance, à pleines, triples jarres, d’un déluge de pleurs.
L’enjeu, la matière de leurs disputes, le but des attaques, un brandon de discorde, une question, un sujet de contestation, ils nous prennent pour cible, se disputent à notre sujet.
Ils se moquent de nous, ils ont vraiment de quoi rire entre eux.
Cf. v.4, note f.
Tu l’avais enlevée, extirpée, retirée, tirée, prise de l’Égypte, tu l’as transportée, fait émigrer.
Tu as défriché le sol pour elle, nettoyé la place, préparé sa place, fait place nette dans le pays.
Pour qu’elle s’enracine bien, tu as affermi ses racines.
Elle a grandi et rempli le terrain, la terre s’est étendue sur le pays.
Sa ramure passe les cèdres divins, son feuillage ombrageait les cèdres de Dieu, ses rameaux, ses treilles les égalèrent.
La faune des champs la broute, s’en repaît, elle sert de pâture à ce qui se meut dans les champs.
Protège, considère, prends soin, sous ta protection, interviens en faveur de ce cep.
Ou : la souche, plante, racine.
Que tu avais préparé, laissé devenir fort. Ou : le fils que tu as affermi pour toi, l’enfant que tu adoptas, que tu as fait grandir par ta droite.
Devant le courroux de ta face, à la menace, au reproche de ton visage, parce que tu les tances, une ombre sur ton visage et tout périt.
L’homme de ta droite, de ton choix, ton protégé, ton roi.
Qui te doit sa force, dont tu fais ta force, que tu affermis, confirmas, adoptas, que tu as élevé pour toi, élu.
Nous ne te quitterons plus jamais, nous ne nous retirerons, écarterons, détournerons point de toi, nous te resterons fidèles.