2 Bienheureux est celui qui s’intéresse au pauvre.
Quand survient un malheur, le Seigneur le délivre,
3 Le Seigneur le protège, il l’aidera à vivre
Et le rendra heureux ici-bas sur la terre,
Tu ne le livres pas aux désirs insatiables de tous ses ennemis.
4 Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrances.
Quand il est malade, tu lui refais sa couche.
5 J’ai dit : « Pitié, Seigneur ! Par grâce, guéris-moi !
J’ai péché contre toi ».
6 Mes adversaires parlent méchamment contre moi :
« Quand donc va-t-il mourir ? Quand périra son nom ? »
7 L’un d’eux vient-il me voir, il se met à mentir :
Son cœur emmagasine des sujets de médire,
Et, dès qu’il est dehors, il parle pour me nuire.
8 Tous unis contre moi,
Mes ennemis chuchotent, ne pensant qu’à ma perte :
9 « C’est un mal incurable qui s’acharne après lui,
Celui qui est couché ne se relève plus ».
10 Oui, mon ami intime
À qui je me fiais, qui partageait mon pain,
Lui aussi me trahit, me donne un coup de pied.
11 Mais toi, du moins, Seigneur, dans ta grâce, aide-moi
Et viens me relever, pour que j’aie ma revanche.
12 À ceci, je saurai que tu veux bien de moi :
Si tu ne laisses pas l’ennemi triompher.
13 Car je suis innocent, aussi tu me soutiens,
Tu me fais subsister devant toi pour toujours.
14 Béni soit le Seigneur, le (grand) Dieu d’Israël,
Depuis l’éternité jusqu’à l’éternité,
Ainsi soit-il ! Amen !
Notes et renvois
Qui pense aux malades, aux affligés, aux faibles, les comprend, s’en occupe, se conduit sagement envers eux, qui entre dans le mystère du pauvre.
Dans le mauvais jour, au jour de la calamité, l’Éternel le garde, le sauvera, le fait échapper.
Ou : lui rend la vie.
À la passion, merci, fureur, animosité, rage, vindicte, au bon plaisir, pouvoir, aux désirs de ses ennemis.
Ou : à son agonie, si abattu qu’il soit.
Tu viendras retourner ses coussins, tu retourneras sa paillasse, tu transformeras tout son lit, tu le relèves de son mal, tu le réconfortes, le transformes, tu viens le soulager, le transfigurer.
Ils ne parlent que de mon malheur, me souhaitent du mal, parlent de moi en mal, me condamnent.
Quand perdra-t-il son nom, quand sera-t-il effacé, oublié ? Ou : que son nom disparaisse.
Il parle faussement, exprime le mensonge, trompeur, dit des paroles en l’air, des mots creux, des maléfices.
S’approvisionne d’iniquités, emmagasine des méchancetés, recueille le néant, fait provision de calomnies, de pensées méchantes. Ou : les recettes de néant amassées dans son cœur, il les sort en paroles fatales.
Il débite, répand des calomnies : aussitôt sorti, il s’empresse de les divulguer sur les places, dans la rue.
Ils se livrent à de mauvaises pensées, supputent, évaluent mon malheur, font des pronostics funestes, envisagent le pire, ne pensent qu’à ma perte, se gavent de paroles malignes, ne songent qu’à me nuire, à me faire du tort.
Une plaie d’enfer, quelque œuvre de Bélial, un coup du diable, un mauvais sort, un maléfice, un mal mortel, fatal qui le frappe, l’étouffe, le mine, s’acharne contre lui, il est dangereusement atteint, ce n’est rien de bon qui a fondu sur lui, c’est irréparable.
Le voilà couché pour ne plus se relever, celui qui est couché ainsi ne s’en relève pas.
Celui qui vivait dans ma paix, mon ami de cœur, mon familier, à qui j’avais donné ma confiance, le confident sur qui je comptais.
Que je puisse le leur rendre, leur payer leur salaire, leur rendre la pareille, ce qui leur est dû.
Je connaîtrai que tu te plais, complais en moi, que tu me désires, tu m’aimes, à ce signe je connaîtrai que tu me tiens, tu m’as pris en affection, prends plaisir en moi, que je te suis agréable, que tu tiens à moi.
Si mon ennemi ne crie pas victoire contre moi, ne lance plus son cri de triomphe, de joie contre moi, ne se réjouit pas à mes dépens.
C’est en raison de mon innocence que je demeurerai sain et sauf, tu me rendras une pleine santé.
Tu m’acceptes, m’admets auprès de toi, tu m’as rétabli pour toujours en ta présence, tu m’élèves à ton visage pour l’éternité.