2 Seigneur, délivre-moi des gens méchants !
Préserve et sauve-moi des gens violents !
3 Ils méditent le mal au fond du cœur
Et ils cherchent la guerre jour après jour.
4 Ils aiguisent leur langue comme un serpent,
Du venin de vipère est sous leurs lèvres.
5 Seigneur, garantis-moi des mains impies !
Préserve et sauve-moi des gens violents !
Ils ont prémédité déjà ma chute !
6 Ils m’ont dressé des pièges et des collets ;
Ils ont tendu des cordes et des filets
Tout au long de la route pour m’attraper.
7 Mais j’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je te prie d’écouter ma voix plaintive.
8 Tu es, Seigneur, ma force et mon salut.
Tu as casqué ma tête pour le combat.
9 Ne cède pas, Seigneur à ces méchants !
Ne leur accorde pas ce qu’ils désirent !
Ne fais pas réussir leurs perfidies,
Car ils triompheraient.
10 Que sur la tête de ceux qui m’environnent
Retourne enfin le péché de leurs lèvres !
11 Que des charbons se déversent sur eux !
Que dans le feu, ils soient précipités,
Dans une fosse d’où ils ne pourront plus se relever !
12 Que les mauvaises langues quittent la terre !
Que l’homme violent soit pourchassé bien vite ».
13 Je sais que le Seigneur rendra justice aux pauvres ;
Aux affligés, il fera droit.
14 Alors, ceux qui sont justes loueront ton nom.
Les cœurs droits se tiendront en ta présence.
Notes et renvois
Cf. Psaume 139 : 1, note a.
Garde, protège, défends-moi contre les suppôts de l’iniquité, les hommes qui se servent de tous les moyens.
Dont le cœur conçoit, prémédite de mauvais desseins, des forfaits, la calamité.
Fomentent, provoquent, attisent, préparent, hébergent, font naître la lutte, les combats ; la discorde les habite tout le jour, ils s’assemblent journellement pour des combats, ils suscitent des querelles quotidiennes.
Ils affligent, aiguisent leur langue de serpent.
Des orgueilleux, présomptueux, imprudents m’ont dissimulé un lacet et des cordes, ils les tendent en secret sous mes pieds.
Ils placent des rets, trappes au creux du sentier pour me prendre sur mon passage, me dressent des embûches, essaient de me faire tomber, ont disposé des traquenards sur mon parcours.
Mes bruyantes supplications, mon imploration, le cri de ma prière.
Dieu-Seigneur, mon Maître, force de mon triomphe, puissant libérateur, soutien, sûr refuge.
Au jour, au matin des armes, de la mêlée, la bataille.
Déjoue leurs intrigues, ne favorise pas leurs desseins, machinations, ambition, complot, ils s’élèveraient, se prévaudraient, en tireraient vanité.
Fais retomber sur la tête de ceux qui m’entourent l’iniquité de leurs lèvres, le fiel de leurs injures. Ou : qu’ils ne redressent pas la tête ceux qui m’assiègent, ils élèveraient trop haut la tête ceux qui m’enserrent, mes assaillants.
La perfidie de leur langue les recouvrira, les enveloppe tout entiers, que le travail de leurs lèvres les accable, que le mal dont ils parlent soit leur propre destruction, la souffrance qu’il souhaitent les enveloppe, leur tissu de mensonge les recouvre jusqu’à la tête.
Qu’on déverse, secoue sur eux des braises.
L’abîme dont ils ne puissent remonter, le gouffre fatal dont on ne revient pas, les flots profonds dont ils ne pourront plus s’échapper.
Que le calomniateur ne se maintienne plus au pays, qu’il n’y ait pas d’avenir, que l’homme à la langue perfide, fausse, ne s’affirme, s’établisse, s’affermisse, ne tienne pas sur la terre, il ne fera qu’y passer – le détracteur, l’insulteur se perdra, qu’il soit banni.
Le mal poussera sans répit à la ruine, le malheur saisira bientôt, rapidement l’homme de violence, entraînera, traquera l’homme d’iniquité et le méchant dans la mort, il en sera harcelé jusqu’à sa chute, coup sur coup, qu’on pourchasse les gloseurs à coups redoublés.
Opprimés, malheureux, il fera droit aux misérables, humbles, humiliés, indigents.
Glorifieront, célébreront, rendront hommage, grâces à ton nom.
Habiteront devant ta face, les saints, gens de bien vivront, s’assiéront, demeureront, seront en sécurité, resteront en face de toi, placés devant toi.