Commentaire d’Actes 6:15

Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin avaient les regards fixés sur Etienne ; ils virent que son visage était comme celui d’un ange.

Le chapitre se termine sur une image lumineuse. Au milieu des accusations, des mensonges et de la haine, le visage d'Étienne brille. Tout le sanhédrin le regarde, et ce qu'ils voient n'est pas le visage d'un homme terrorisé ou écrasé. C'est le visage d'un homme qui reflète la gloire de Dieu.

Cette image fait penser à Moïse. Quand il descendait de la montagne après avoir été en présence de Dieu, son visage rayonnait au point que les Israélites avaient peur de s'approcher de lui (Exode 34.29-30). Cette gloire qui avait rayonné sur le visage de Moïse, et sur celui de Jésus à la transfiguration (Matthieu 17.2), se reflète maintenant sur le visage d'Étienne. C'est une ironie profonde : les accusateurs prétendent qu'Étienne blasphème contre Moïse, et pourtant c'est Étienne qui porte sur son visage la même gloire que Moïse. Ils voient la présence de Dieu sur le visage de l'accusé, et malgré cela, ils vont le condamner.

Et toi, qu'est-ce qui se voit sur ton visage ? Quand les gens te regardent dans les moments les plus difficiles de ta vie, que voient-ils ? La peur, la colère, l'amertume ? Ou quelque chose de la gloire de Dieu ? Étienne nous montre que c'est possible. Pas par nos propres forces, mais parce que l'Esprit de Dieu habite en nous et que sa gloire peut briller à travers nous, même au cœur de la tempête.

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