Commentaire d’Actes 5:15

On en venait à sortir les malades dans les rues et à les placer sur des civières et des brancards afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvre l’un d’eux.

La scène est extraordinaire. Les gens sortent leurs malades dans les rues de Jérusalem, les alignent sur des civières et des brancards, dans l'espoir que l'ombre de Pierre les touche au passage.

L'ombre de Pierre avait-elle un pouvoir de guérison en elle-même ? Non. Pierre n'était qu'un homme, un pêcheur de Galilée. Mais Dieu l'avait rempli, lui et les autres apôtres, de son Esprit et de sa puissance. Et cette puissance débordait tellement d'eux qu'elle atteignait même ceux qui se tenaient autour. Ce n'est pas l'ombre qui guérit : c'est la puissance du Saint-Esprit qui se déverse à travers des hommes totalement consacrés.

Ce qui se passe ici rappelle le ministère du Seigneur Jésus lui-même. Une femme qui souffrait d'hémorragies depuis douze ans avait touché le bord de son vêtement et avait été guérie instantanément (Marc 5.25-29). Jésus avait alors dit : « j'ai senti qu'une force était sortie de moi » (Luc 8.46). La puissance de Dieu ne se limite pas à ce que nous pouvons comprendre ou prévoir : elle se déploie selon sa volonté, souvent de manière surprenante, « infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3.20).

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