Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira ; en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu ! »
C'est le sommet du discours de Gamaliel. Son argument est d'une logique implacable. Si l'action des apôtres vient des hommes, elle s'arrêtera d'elle-même. Si elle vient de Dieu, vous ne pourrez rien y faire, et en essayant, vous vous retrouverez en guerre contre Dieu. Dans les deux cas, la meilleure chose à faire, c'est de laisser faire.
Gamaliel avait-il raison ? Son raisonnement est sage, mais il ne va pas jusqu'au bout. Il pose la bonne question, « est-ce que cela vient de Dieu ? », mais il n'y répond pas. Il laisse le temps trancher à sa place. Or, deux mille ans plus tard, le mouvement lancé par ces pêcheurs de Galilée rassemble plus de croyants que toute autre foi au monde. Theudas a été oublié. Judas le Galiléen aussi. Mais le nom de Jésus est proclamé sur toute la terre. L'histoire elle-même a répondu à la question de Gamaliel.
Ce qui est remarquable, c'est que Dieu se sert d’un pharisien qui n'est pas converti à Jésus-Christ pour protéger ses apôtres. Gamaliel ne le sait pas, mais Dieu agit à travers lui. Dieu ne se sert pas seulement de ses enfants pour accomplir sa volonté. Il peut utiliser n'importe qui pour protéger son Église et faire avancer son œuvre.