Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité Jésus, que vous avez tué en le clouant sur le bois.
Pierre ne recule pas. Dans une seule phrase, il pose à la fois la vérité de la résurrection et la responsabilité de ses interlocuteurs. C'est exactement ce que le grand-prêtre redoutait : que la mort de Jésus soit mise devant leurs yeux.
« Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité Jésus. » En parlant du « Dieu de nos ancêtres » , Pierre montre que l'Évangile n'est pas une nouvelle religion. C'est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob qui a agi. La résurrection de Jésus n'est pas une rupture avec la foi d'Israël, c'est son accomplissement.
Et il désigne les responsables : « que vous avez tué en le clouant sur le bois » . L'accusation est directe, Pierre n'atténue rien. L'expression « en le clouant sur le bois » fait écho à Deutéronome 21.23 : « celui qui est pendu est maudit de Dieu. » Les chefs religieux voyaient dans cette mort sur le bois la preuve que Jésus était maudit de Dieu. Mais ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est que cette malédiction faisait partie du plan de Dieu. Paul l'expliquera plus tard : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, puisqu'il est écrit : Tout homme pendu au bois est maudit » (Galates 3.13). Jésus n'a pas subi la croix comme un accident, il a pris sur lui la malédiction à notre place. Et Dieu a confirmé cette œuvre en le ressuscitant d'entre les morts.