Alors le grand-prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c’est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie.
Le mot « alors » est un connecteur important. C'est précisément parce que l'Église grandit, parce que les miracles se multiplient, parce que les foules accourent, que l'opposition se lève. Et comme souvent dans le livre des Actes, la puissance de Dieu à l'œuvre provoque une réaction. Plus la lumière brille, plus les ténèbres résistent.
Le texte identifie clairement la motivation des chefs religieux : la jalousie. Le peuple qui vient au temple se presse désormais autour des apôtres. Les sadducéens voient leur influence vaciller. Leur autorité est remise en question, non pas par des arguments, mais par la puissance de Dieu qui agit de manière tangible à travers de simples pêcheurs de Galilée. Ce n'est pas nouveau. C'est cette même jalousie qui avait poussé les chefs religieux à livrer Jésus à Pilate. Le gouverneur romain lui-même l'avait compris : « il savait que c'était par jalousie qu'ils avaient fait arrêter Jésus » (Matthieu 27.18). Ils avaient réussi à faire crucifier le Maître, mais la résurrection avait rendu leur victoire illusoire. Et maintenant, ce qu'ils n'avaient pas pu éteindre chez Jésus, ils tentent de l'étouffer chez ses disciples.
Mais la jalousie n'est pas leur seule raison. Les sadducéens ne croient pas à la résurrection des morts (Actes 23.8). Or, tout le message des apôtres repose sur la résurrection de Jésus. Chaque guérison, chaque miracle confirme l'autorité du Ressuscité. Pour les sadducéens, c'est insupportable. Leur doctrine même est contredite par les faits.