Les apôtres quittèrent le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes d’être maltraités pour le nom [de Jésus].
Les apôtres viennent d'être sévèrement fouettés, leur dos est en sang, et pourtant ils quittent le sanhédrin le cœur joyeux. Comment est-ce possible ? Parce qu'à leurs yeux, ils ont été « jugés dignes ». Recevoir ces coups au nom de Jésus n'est pas une humiliation, c'est un honneur.
Cette joie n'est pas une simple émotion humaine, c'est un fruit du Saint-Esprit. Paul décrira plus tard exactement cette réalité chez les Thessaloniciens, devenus ses imitateurs « en accueillant la parole au milieu de grandes difficultés, avec la joie du Saint-Esprit » (1 Thessaloniciens 1.6). C'est le même Esprit, donné à ceux qui obéissent (Verset 32), qui produit cette joie surnaturelle au cœur de la souffrance.
D'ailleurs, Jésus avait préparé ses disciples à ce moment précis. Dans le Sermon sur la montagne, il avait dit : « Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel » (Matthieu 5.11-12). Une fois de plus, les apôtres ne font que vivre ce que Jésus avait annoncé.
Cette joie dans la souffrance deviendra un trait distinctif de l'Église des premiers jours. Paul et Silas chanteront des louanges en prison à Philippes (Actes 16.25). Paul écrira aux Philippiens : « Il vous a été fait la grâce non seulement de croire en Christ, mais encore de souffrir pour lui » (Philippiens 1.29). Et Jacques ira plus loin encore : « Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés » (Jacques 1.2). La persécution ne peut pas détruire la foi véritable, elle la met en lumière.