En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu ; il prétendait être quelqu’un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n’en est rien resté. Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l’époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.
Pour appeler le sanhédrin à la prudence, Gamaliel donne deux exemples récents : Theudas et Judas le Galiléen. Ces deux hommes illustrent quelque chose qu'on voyait souvent en Israël au premier siècle. À cette époque, le peuple juif vivait sous l'occupation romaine et attendait désespérément un libérateur. Des hommes se levaient, se présentaient comme l'envoyé que tout le monde attendait, rassemblaient des partisans, puis finissaient par disparaître. Et c'est là-dessus que Gamaliel construit son raisonnement : si le mouvement des apôtres est de la même nature, il finira de la même manière. Autrement dit, pas besoin d'intervenir, le temps fera le travail.