Commentaire d’Actes 5:26

Alors le commandant partit avec les gardes et les ramena, mais sans violence car ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.

Nouveau retournement de situation. Ce sont maintenant les autorités qui ont peur, pas les apôtres. Le commandant des gardes du temple doit venir chercher les apôtres en évitant toute violence, parce que le peuple est de leur côté. Les rôles sont inversés : ceux qui détiennent le pouvoir officiel marchent sur la pointe des pieds, tandis que ceux qui n'ont aucun pouvoir politique enseignent librement au temple.

La peur des autorités confirme l'ampleur du mouvement. L'Église n'est plus un petit groupe marginal qu'on peut écraser discrètement. Au chapitre précédent, le sanhédrin avait déjà dû relâcher Pierre et Jean sans pouvoir les punir, « à cause du peuple » (Actes 4.21). Et la situation s'intensifie : au chapitre 4, ils les libèrent à contrecœur ; ici, ils n'osent même plus les toucher. Les autorités ne peuvent plus agir librement : elles redoutent une émeute, car le peuple tient les apôtres en grande estime (Verset 13).

Commentaires d’Actes 5