Commentaire d’Actes 5:11

Une grande crainte s’empara de toute l’Eglise et de tous ceux qui apprirent ces événements.

Après la mort d'Ananias et de Saphira, c'est toute la communauté qui est saisie. Et le mot que Luc emploie ici n'est pas anodin : pour la première fois dans le livre des Actes, il appelle cette communauté « Église », en grec " ekklesia ". Elle apparaît dans un contexte de sainte crainte. L'Église est née dans l'enthousiasme de la Pentecôte et la joie du partage, mais elle s'édifie aussi dans la crainte révérencielle de Dieu. Car une Église où cette crainte disparaît finit toujours par tolérer le péché. La grâce de la Nouvelle Alliance n'a pas éteint ce feu ; elle nous invite à rendre à Dieu un culte « avec respect et avec piété » (Hébreux 12.28).

Cette crainte et ce respect dépassent d'ailleurs largement les frontières de la communauté : « tous ceux qui apprirent ces événements » en furent saisis à leur tour. La nouvelle s'est répandue dans Jérusalem, et ceux du dehors ont compris que Dieu agissait au milieu de ces croyants. Ce n'était pas un cercle religieux comme les autres : le Dieu vivant était à l'œuvre, et on ne se moquait pas de lui.

C'est précisément cette sainte crainte qui prépare le terrain pour la suite. Car la puissance de Dieu, par le ministère des apôtres, va éclater avec encore plus de force dans les versets qui suivent.

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