Pierre lui adressa la parole : « Dis-moi, est-ce bien à ce prix que vous avez vendu le champ ? » « Oui, répondit-elle, c’est à ce prix-là. »
La question de Pierre est directe et sans ambiguïté. Il ne l'accuse pas d'emblée. Il ne lui dit pas « ton mari est mort parce qu'il a menti ». Il lui donne une chance de dire la vérité. Un seul mot aurait suffi pour tout changer : « non ».
Mais Saphira confirme le mensonge. « Oui, c'est à ce prix-là. » Elle aurait pu dire : « En fait, non, nous avons gardé une partie. » Elle aurait pu avouer, se repentir, et l'histoire aurait pris un autre chemin. Mais elle a choisi de persévérer dans son mensonge.