Commentaire d’Actes 5:33

Furieux de ces paroles, ils voulaient les faire mourir.

Les paroles de Pierre ont touché un point sensible. Les membres du sanhédrin ne sont plus simplement en désaccord avec les apôtres, ils sont pris d'une rage qui les pousse à vouloir les tuer. La vérité ne laisse jamais indifférent. Quand elle est entendue, soit elle incline le cœur à la repentance, soit elle se heurte à la résistance, et parfois même à la colère. Ici, le sanhédrin choisit la fureur.

Et pourtant, sous l'occupation romaine, le sanhédrin avait perdu le " jus gladii ", c'est-à-dire le droit de prononcer et d'exécuter la peine de mort. Les Juifs eux-mêmes l'avaient reconnu devant Pilate : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort » (Jean 18.31). Mais la colère peut faire oublier les limites. Plus tard, face au discours d'Étienne, cette même rage emportera le sanhédrin jusqu'à le lapider sans procès romain (Actes 7.57-58). Le danger est donc bien réel pour les apôtres. C'est précisément pour cela que Dieu va intervenir : il suscite Gamaliel pour les protéger et retenir la main de leurs ennemis (Versets 34-39).

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