Commentaire d’Actes 5:40

Ils se rangèrent à son avis. Ils appelèrent les apôtres, les firent fouetter, leur interdirent de parler au nom de Jésus et les relâchèrent.

Le sanhédrin suit le conseil de Gamaliel et relâche les apôtres. Mais pas avant de les avoir fouettés. La loi de Moïse fixait la limite à quarante coups (Deutéronome 25.3). Dans la pratique, les Juifs s'arrêtaient à trente-neuf pour être sûrs de ne jamais dépasser cette limite (2 Corinthiens 11.24). La flagellation se faisait sur le dos nu, c'était un châtiment extrêmement douloureux qui laissait des marques profondes. Jésus avait prévenu ses disciples que cela arriverait : « Méfiez-vous des hommes, car ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront dans leurs synagogues » (Matthieu 10.17). Ce que les apôtres vivent ici est l'accomplissement direct de cette parole. Et c'est la première fois, dans le livre des Actes, qu'ils subissent une violence physique de la part des autorités.

Le sanhédrin renouvelle aussi son interdiction de parler au nom de Jésus. C'est le même ordre qu'au chapitre 4 (Actes 4.18), cette fois accompagné de coups pour être certain qu'ils retiennent la leçon. Les autorités pensent que la douleur réussira là où les menaces ont échoué. Elles se trompent.

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