La foule de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils mettaient tout en commun.
Voilà le deuxième fruit de l’action du Saint-Esprit. Après l’audace, l'unité. Et pas une unité de façade, pas un accord de principe entre gens qui se tolèrent. Un seul cœur et une seule âme. C'est bien plus qu'une simple entente, c'est une communion profonde. Ces croyants, qui viennent de milieux différents, de classes sociales différentes, d'histoires différentes, se retrouvent liés par quelque chose de plus fort que tout ce qui les sépare : le Saint-Esprit qui habite en chacun d'eux.
Et cette unité n'est pas seulement spirituelle. Elle se manifeste concrètement : « personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils mettaient tout en commun » . C'est la preuve que quelque chose de réel s'est passé dans leur cœur. Quand l'amour de Dieu est déversé dans un cœur par le Saint-Esprit (Romains 5.5), ce cœur ne peut plus garder pour lui seul ce qu'il possède. Le partage n'est pas un commandement qu'on leur impose, c'est le débordement naturel d'une vie remplie de l'Esprit de Dieu.
C'est exactement ce qui s'était passé en Actes 2 après la Pentecôte : « Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et ils avaient tout en commun » (Actes 2.44). Le schéma est le même parce que la source est la même. Le Saint-Esprit produit toujours un double effet : la force de témoigner vers l'extérieur et l'amour qui unit vers l'intérieur. La hardiesse et la générosité. Le courage face au monde et la tendresse entre frères. C'est sa signature.