Ils firent comparaître Pierre et Jean au milieu d’eux et leur demandèrent : « Par quelle puissance ou quel nom avez-vous fait cela ? »
Pierre et Jean sont amenés au centre de la salle. Le sanhédrin siégeait probablement en demi-cercle, et les accusés se tiennent debout au milieu, exposés aux regards de tous. La question qu'on leur pose est chargée de sous-entendus : « Par quelle puissance ou quel nom avez-vous fait cela ? » Les autorités savent très bien que la guérison a eu lieu. Elles ne la contestent pas. Ce qu'elles veulent savoir, c'est par quelle autorité ces hommes agissent, quelle est l’origine de ce miracle. Derrière cette question, il y a une accusation implicite : vous n'avez reçu aucune mission officielle, aucun mandat de notre part. De quel droit agissez-vous ?
Ce que les membres du sanhédrin ne réalisent pas, c'est qu'en posant cette question, ils ouvrent eux-mêmes la porte à Pierre. Ils lui demandent de nommer le nom. Et Pierre va le faire, avec une clarté et une puissance qu'ils n'avaient pas anticipées.