Commentaire d’Actes 4

Actes 4 commence par une arrestation. Pierre et Jean viennent de guérir un homme infirme de naissance. Cela faisait plus de quarante ans qu'il ne pouvait pas marcher, et chaque jour on le déposait à la porte du temple appelée la Belle pour qu'il y mendie (Actes 3.1-10 ; 4.22). La foule accourt, émerveillée. Pierre saisit l'occasion pour annoncer la résurrection de Jésus. Mais les autorités religieuses, elles, ne l'entendent pas de cette oreille. Les prêtres, le commandant des gardes du temple et les sadducéens débarquent et les arrêtent sur-le-champ, de peur que ce nom qu'ils croyaient avoir fait taire ne se répande davantage parmi le peuple.

Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette arrestation va se retourner contre eux. En voulant faire taire les apôtres, ils vont leur offrir une occasion qu'ils n'auraient jamais eue autrement : leur témoigner de Jésus-Christ. Tout le pouvoir religieux de la nation est réuni dans une seule assemblée : le sanhédrin, le tribunal suprême d'Israël. On y trouve les chefs des prêtres, les anciens et les spécialistes de la loi, ainsi que la famille du grand-prêtre. Et c'est devant cette élite religieuse que Pierre va proclamer le salut en Jésus-Christ avec une assurance qui va les laisser sans voix : « Il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Verset 12).

Car c'est bien le nom de Jésus qui traverse ce chapitre de bout en bout. C'est par ce nom que l'infirme a été guéri. C'est ce nom que Pierre proclame comme le seul moyen de salut. C'est ce nom que les autorités veulent interdire. Et c'est encore ce nom que l'Église invoque dans sa prière quand les apôtres sont relâchés. À chaque scène, le même nom revient, et à chaque fois, il produit quelque chose que personne ne peut arrêter.

Actes 4 nous montre une nouvelle fois ce que le Saint-Esprit produit quand il remplit une vie et une communauté. Il prend un homme qui avait renié Jésus devant une simple servante (Luc 22.54-62), et quelques semaines plus tard, il le transforme en un témoin rempli d'audace devant ce même sanhédrin qui ne peut le faire taire. Il prend une communauté sous pression et la remplit à nouveau de son Esprit, pour qu'elle ait le courage de témoigner du nom de Jésus avec force et qu'elle soit parfaitement unie dans l'amour de Dieu, devenant « un seul cœur et une seule âme » (Verset 32). C'est exactement le même schéma qu'en Actes 2 : l'Esprit remplit, la Parole est proclamée avec puissance, et la communauté est unie dans l'amour.

Face à la menace du sanhédrin, les croyants de l'église ne se sont pas cachés. Au contraire, ils ont demandé à Dieu plus d'assurance pour continuer malgré l'adversité, et plus de puissance pour que des signes et des prodiges accompagnent l'annonce de la Parole. Et Dieu a répondu en les remplissant à nouveau de son Esprit.

Alors toi aussi, ose demander à Dieu ce que l'Église de Jérusalem a osé lui demander : plus d'assurance, plus de puissance, plus de son Esprit. Tu n'as pas besoin d'être plus fort, plus éloquent ou plus courageux par toi-même. Tu as besoin du Saint-Esprit. Et quand il te remplit, il fait de toi un témoin fidèle de Jésus, rempli d'audace et d'amour.

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