Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, car ils savaient que c’étaient des hommes du peuple sans instruction et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus.
Le sanhédrin est face à un problème qu'il ne peut pas résoudre. Les arguments de Pierre sont irréfutables, l'homme guéri est debout à côté de lui, et l'assurance avec laquelle ces deux hommes parlent ne correspond pas à leur profil. Ce sont des « hommes du peuple sans instruction », des gens ordinaires qui n'ont pas étudié aux pieds d'un maître de la loi, qui n’ont reçu aucune formation rabbinique. Ils ne font donc pas partie de l'élite intellectuelle. Et pourtant, ils parlent avec une autorité que les docteurs de la loi eux-mêmes ne peuvent pas contester.
... ILS LES RECONNAISSAIENT POUR AVOIR ÉTÉ AVEC JÉSUS
Voilà l'explication. Le sanhédrin reconnaît que ces hommes « avaient été avec Jésus » . C'est la seule raison qu'ils trouvent pour expliquer cette assurance. Et l'ironie est complète : ces hommes qu'ils jugent sans instruction ont bel et bien eu un maître, le meilleur de tous. Pendant trois ans, ils ont étudié aux pieds de Jésus. Et ce maître ne leur a pas donné un diplôme à accrocher au mur, mais une transformation qui transparaît dans leur façon de parler, d'agir et de se tenir devant l'adversité.
Pierre n'est pas devenu un autre homme. Il est devenu ce que Jésus avait vu en lui dès le premier jour, quand il lui avait dit : « Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas », ce qui signifie Pierre (Jean 1.42). Le temps passé avec Jésus, puis la venue du Saint-Esprit, ont fait de lui l'homme que Jésus savait qu'il deviendrait. Et c'est visible à l'œil nu, même pour ses adversaires.
La question que ce verset pose à chacun de nous est simple : est-ce qu'on reconnaît en toi que tu as été avec Jésus ? Pas parce que tu portes une croix autour du cou ou parce que tu connais des versets par cœur, mais parce que ta vie, ton assurance, ta façon de réagir sous pression portent la marque de quelqu'un qui vit avec lui.