Pierre et Jean leur répondirent : « Est-il juste, devant Dieu, de vous écouter, vous, plutôt que Dieu ? Jugez-en vous-mêmes. Quant à nous, nous ne pouvons pas ne pas annoncer ce que nous avons vu et entendu. »
La réponse de Pierre et Jean est simple, respectueuse, mais d’une fermeté absolue. Ils ne se rebellent pas contre l'autorité du sanhédrin par esprit de révolte. Ils posent une question qui met les juges dans une position impossible : « Est-il juste, devant Dieu, de vous écouter, vous, plutôt que Dieu ? » La question se répond d'elle-même. Aucun membre du sanhédrin ne peut dire publiquement : « Oui, écoutez-nous plutôt que Dieu. » Ce serait un blasphème.
… EST-IL JUSTE, DEVANT DIEU, DE VOUS ÉCOUTER PLUTÔT QUE DIEU ?
Pierre et Jean établissent ici un principe fondamental pour tous les croyants : quand l'autorité humaine entre en conflit avec l'autorité de Dieu, c'est Dieu qui a le dernier mot. Ce n'est pas une excuse pour désobéir à toute autorité terrestre, loin de là. Paul écrira aux Romains que toute autorité est établie par Dieu et qu'il faut s'y soumettre (Romains 13.1). Mais quand une autorité humaine ordonne ce que Dieu interdit, ou interdit ce que Dieu ordonne, alors le croyant n'a pas le choix : il obéit à Dieu.
Ce que Pierre et Jean viennent de dire, ils le vivent. Ils ont vu le Christ crucifié et ressuscité. Ils ont mangé avec lui après sa résurrection. Ils ont reçu son Esprit comme il l'avait promis. Comment garder cela pour eux ? C'est comme demander à quelqu'un qui a vu le soleil se lever de prétendre qu'il fait encore nuit. Un témoin témoigne. C'est sa nature.
Et toi, qu'as-tu vu et entendu ? Qu'est-ce que Dieu a fait dans ta vie que tu ne peux pas garder pour toi ? Pierre et Jean n'avaient ni titre ni diplôme. Ils avaient un témoignage. Et c'était plus que suffisant.