Une fois relâchés, Pierre et Jean allèrent trouver les leurs et racontèrent tout ce que les chefs des prêtres et les anciens leur avaient dit.
« Pierre et Jean allèrent trouver les leurs. » Ils sortent d'une nuit en prison et d'une comparution devant le tribunal le plus puissant du pays. Et leur premier réflexe, une fois libres, c'est de rejoindre les leurs. Ce petit mot, « les leurs » , est chargé de sens. Après une telle menace, ils auraient pu vouloir se faire discrets, se mettre à l'abri, se taire un temps. Ils font l'inverse : ils vont droit vers leur communauté, leur famille spirituelle, les gens avec qui ils partagent la même foi, le même Esprit, le même combat.
Et remarquons ce qu'ils font en arrivant : ils racontent tout. Ils ne gardent pas pour eux ce qu'ils ont traversé. Ils partagent ce qu'ils ont vécu, les menaces, l'interdiction, tout. C'est un acte de confiance envers la communauté. Et c'est ce partage qui va les pousser à se tourner ensemble vers Dieu (Verset 24).
Si tu es sous pression, si tu traverses une épreuve, ne reste pas seul. Retourne vers les tiens. L'Église n'est pas un bâtiment où l'on va le dimanche, c'est la communauté que tu retrouves, plus encore au jour difficile, les gens qui prient avec toi quand le monde est contre toi.