on nous interroge aujourd’hui sur un bienfait accordé à un infirme, afin que nous disions comment il a été guéri.
Pierre commence par recadrer la situation, et il le fait avec finesse. Remarquons le choix de ses mots : « un bienfait accordé à un infirme ». Il rappelle aux juges qu'ils sont en train d'interroger des hommes pour avoir fait du bien à quelqu'un. L'ironie est cinglante. Le tribunal suprême d'Israël, celui qui est censé protéger les faibles et rendre justice, est en train de demander des comptes à deux hommes parce qu'ils ont guéri un boiteux de naissance. Pierre ne dit pas cela sur un ton agressif, mais en posant simplement les faits, il met le sanhédrin dans une position inconfortable.
C'est une leçon pour nous aussi. Quand tu es attaqué pour avoir fait le bien au nom de Jésus, la meilleure défense n'est pas de te justifier avec véhémence, c'est de laisser les faits parler d'eux-mêmes. Le fruit de ce que Dieu fait à travers toi est sa propre défense.