Pierre et Jean parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant des gardes du temple et les sadducéens.
Pierre est debout sous le portique de Salomon, en plein discours. La foule se presse autour de lui. L'homme guéri est là, debout sur ses deux jambes, et tout le monde le connaît (Actes 3.10). Pierre est en train d'annoncer la résurrection de Jésus (Actes 3.15) quand, soudain, un groupe traverse la foule. Le commandant des gardes du temple est là en personne, accompagné de prêtres et de sadducéens.
... LES PRÊTRES, LE COMMANDANT DES GARDES DU TEMPLE ET LES SADDUCÉENS
Regardons qui se déplace. Les prêtres sont responsables du culte au temple. Le commandant des gardes, lui, dirige la sécurité du lieu. Principal adjoint du grand-prêtre, le chef religieux suprême d'Israël, c'est lui qui fait régner l'ordre dans l'enceinte sacrée et qui a le pouvoir de procéder à des arrestations. Quant aux sadducéens, ils ne sont pas un groupe à part : c'est le parti aristocratique auquel appartenaient le grand-prêtre et les grandes familles qui gouvernaient le temple. Autrement dit, ceux qui arrivent pour faire taire Pierre sont ceux-là mêmes qui tiennent tout le pouvoir religieux. Et ces hommes ont un problème majeur avec ce que Pierre annonce. Les sadducéens, en particulier, ne croient pas à la résurrection des morts. Pour eux, ce que Pierre déclare n'est pas seulement étrange : c'est une erreur doctrinale. C'est justement ce qui va les pousser à agir. Ce que les apôtres proclament menace leur autorité même. La suite va nous montrer jusqu'où ils sont prêts à aller pour y mettre un terme.