Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance,
C'est maintenant que la prière en vient à sa demande. Après avoir rappelé la grandeur de Dieu, après avoir cité l'Écriture, après avoir relu leur situation à la lumière du plan souverain de Dieu, les croyants formulent à présent leur requête.
Et cette demande est inattendue. Ils ne disent pas : « Seigneur, protège-nous. » Ils ne disent pas : « Fais que le sanhédrin nous laisse tranquilles. » Ils ne demandent pas la sécurité. Ils demandent l'assurance. Et le mot grec, " parrhesia ", était à l'époque bien plus riche que notre mot "assurance" aujourd'hui. Dans le monde grec, c'était le droit du citoyen libre de prendre la parole en public sans rien cacher, même face à ceux qui ont le pouvoir de le faire taire. Ce n'est pas seulement une confiance intérieure, c'est la liberté de proclamer au grand jour ce qu'on sait être vrai. Et c'est exactement ce que les croyants demandent à Dieu : non pas le courage de croire en silence, mais la liberté de parler malgré l'interdiction du sanhédrin. Ils ne prient pas pour que la persécution s'arrête, mais pour que la peur disparaisse.
C'est un modèle de prière qui nous interpelle. Face à l'opposition, notre premier réflexe est souvent de demander à Dieu de changer les circonstances. Et parfois, c'est ce qu'il faut demander. Mais ici, les croyants demandent à Dieu de les équiper, pour tenir ferme au cœur de l'épreuve.