avec le grand-prêtre Anne, Caïphe, Jean, Alexandre et tous ceux qui étaient de la famille du grand-prêtre.
Parmi les dirigeants réunis ce jour-là, Luc en nomme quelques-uns, et chacun porte un poids. Anne est l'ancien grand-prêtre. Les Romains l'avaient écarté de ses fonctions, mais aux yeux du peuple, il reste une figure d'autorité incontournable. Caïphe, son gendre, est le grand-prêtre en exercice, celui-là même qui avait présidé le procès de Jésus et qui avait déclaré : « … il est dans notre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas » (Jean 11.50). Jean et Alexandre font partie de la famille sacerdotale, c'est-à-dire de la famille des prêtres. Luc ne nous en dit pas davantage, mais leur présence confirme que toute la dynastie est là.
Le rapport de force, humainement parlant, est sans commune mesure. Et pourtant, c'est précisément dans ce genre de situation que Dieu aime intervenir. Ceux qui semblent tenir toutes les cartes en main ne tiennent pas compte d'une variable : la puissance de celui qui a envoyé ces deux hommes. Le rapport de force ne se mesure pas toujours avec les yeux de la chair.