Mais vous, vous avez renié celui qui était saint et juste et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Pierre continue sa confrontation en mettant en lumière l'absurdité de ce que le peuple a fait. Ils ont renié celui qui était saint et juste, et à sa place, ils ont demandé la libération d'un meurtrier : Barabbas (Luc 23.18-19). Le contraste est brutal. D'un côté, le Saint, le Juste, celui en qui il n'y avait aucun péché. De l'autre, un meurtrier. Et le peuple a choisi le meurtrier.
Les deux titres que Pierre donne à Jésus sont forts. Quand Pierre l'appelle « Saint », il dit qu'il est mis à part, consacré, pur. Quand il l'appelle « Juste », il dit qu'il est en tout conforme à la volonté de Dieu. Ces deux titres ne sont pas choisis au hasard, les prophètes les employaient déjà pour annoncer le Messie. Ésaïe parlait du « serviteur juste » qui porterait les fautes de tous (Ésaïe 53.11), et David du « saint » que Dieu ne laisserait pas connaître la décomposition (Psaume 16.10 ; Actes 2.27). Ce que les prophètes annonçaient, Pierre l'a maintenant devant lui : ce n'est pas un homme ordinaire injustement condamné, c'est le Messie de Dieu, celui qu'ils avaient annoncé et que le peuple a rejeté.