Alors Pierre lui dit : « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, [lève-toi et] marche ! »
La réponse de Pierre est inattendue. Il commence par ce qu'il n'a pas : « Je n'ai ni argent ni or. » Pierre n'a rien de ce que cet homme attend. Mais il a quelque chose d'infiniment plus précieux : le nom de Jésus.
... JE N'AI NI ARGENT NI OR
Cette déclaration en dit long sur les premiers apôtres. Ils n'avaient pas de richesses matérielles. L'Église à sa naissance n'était pas riche en biens, mais elle était riche de la présence de Dieu. Pierre ne pouvait pas offrir d'argent à cet homme, mais il pouvait lui offrir ce que l'argent ne pourra jamais acheter : la guérison au nom de Jésus. Au-delà de ce qu'un homme possède ou ne possède pas, ce qui fait le miracle, c'est l'autorité du nom de Jésus et la puissance du Saint-Esprit. Et cette puissance-là est accessible à quiconque marche avec lui.
... AU NOM DE JÉSUS-CHRIST DE NAZARETH, MARCHE !
Pierre ne prie pas pour la guérison. Il ne demande pas à Dieu d’intervenir s’il le veut bien. Poussé par le Saint-Esprit, il ordonne : « Marche ! » Et il le fait « au nom de Jésus-Christ de Nazareth » . Invoquer le nom de Jésus, ce n'est pas prononcer une formule magique. C'est faire appel à la personne même de Jésus, à son autorité, à sa puissance. C'est reconnaître que Jésus est vivant, qu'il est présent, et que c'est lui qui agit. Pierre le sait : ce n'est pas lui qui va guérir cet homme. C'est Jésus qui va le faire, à travers lui, par la puissance de l'Esprit. C'est exactement ce que Jésus avait promis : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jean 14.13). Pierre demande, et Jésus agit.
Si Pierre précise « de Nazareth », ce n'est pas par hasard. Il ne parle pas d'un Jésus abstrait ou lointain, mais de Jésus de Nazareth. Un homme précis, qui a vécu dans un village précis, qui a été crucifié à Jérusalem et que Dieu a ressuscité. C'est ce Jésus-là, concret, historique, et maintenant vivant, qui guérit cet homme.