»Mes frères, qu’il me soit permis de vous parler en toute franchise au sujet du patriarche David : il est mort, il a été enseveli et son tombeau existe encore aujourd’hui parmi nous ! Or il était prophète et il savait que Dieu lui avait juré par serment de faire surgir [le Messie,] un de ses descendants, pour le faire asseoir sur son trône. C’est donc la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée en disant qu’il ne serait pas abandonné au séjour des morts et que son corps ne connaîtrait pas la décomposition.
Le raisonnement de Pierre est simple, et personne ne peut le contredire. David a écrit : « tu ne permettras pas que ton saint connaisse la décomposition. » Or, David lui-même est mort, il a été enterré, et son tombeau est encore là, à Jérusalem, à quelques pas de l'endroit où Pierre parle. Tout le monde le sait. David ne parlait pas de lui-même. Il parlait de quelqu'un d'autre.
De qui alors ? David était prophète, dit Pierre, signalant ainsi que l'Esprit de Dieu reposait sur lui. C'est sous cette inspiration qu'il a composé ce psaume. Il savait que Dieu lui avait promis sous serment de faire naître un de ses descendants pour le placer sur son trône (2 Samuel 7.12-13, Psaume 132.11). C'est de ce descendant, le Messie, que David parlait dans le Psaume 16. Et ce Messie, c'est Jésus. C'est lui que Dieu n'a pas abandonné au séjour des morts, lui dont le corps n'a pas connu la décomposition. David l'avait vu d'avance, par l'Esprit, des siècles avant que cela se produise.