Commentaire d’Actes 2:25-28

En effet, David dit à propos de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, parce qu’il est à ma droite afin que je ne sois pas ébranlé. C’est pourquoi mon cœur est dans la joie et ma langue dans l’allégresse ; même mon corps reposera avec espérance, car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton saint connaisse la décomposition. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, tu me rempliras de joie par ta présence.

Pierre vient d'affirmer que la mort ne pouvait pas retenir Jésus. Maintenant il doit le prouver. Aussi il cite le Psaume 16, et ce choix est minutieux. L'auteur de ce psaume, ce n'est pas n'importe qui : c'est David, le roi d'Israël par excellence. Il est celui à qui Dieu lui-même avait promis un règne sans fin (2 Samuel 7.16). Pour ces Israélites, ses paroles ont donc un poids immense. Ce n'est plus seulement Pierre qu'ils entendent, mais David, et à travers lui, la Parole de Dieu elle-même qui vient rejoindre leur cœur.

...JE VOYAIS CONSTAMMENT LE SEIGNEUR DEVANT MOI

De qui David parle-t-il ? Pierre vient de le dire : « à propos de lui » , c'est-à-dire de Jésus (Verset 22). Inspiré par l'Esprit, David décrit par avance la confiance totale de Jésus en Dieu, même face à la mort. « Je voyais constamment le Seigneur devant moi, parce qu'il est à ma droite afin que je ne sois pas ébranlé. » Dans la Bible, être à la droite de quelqu'un, c'est être son protecteur, son défenseur (Psaume 109.31). Jésus sait que Dieu se tient juste à côté de lui, et cette présence le tient debout.

C'est pourquoi son cœur est dans la joie, sa langue dans l'allégresse, son corps repose dans l'espérance. Il sait que Dieu ne l'abandonnera pas au séjour des morts, ce lieu où les morts attendent la résurrection. Pour lui, la mort n'aura pas le dernier mot. Et cette espérance repose sur une promesse précise.

...TU NE PERMETTRAS PAS QUE TON SAINT CONNAISSE LA DÉCOMPOSITION

C'est ici que se trouve la clé. David écrit : « tu ne permettras pas que ton saint connaisse la décomposition. » Cette phrase est le cœur de l'argument que Pierre va déployer. Elle annonce qu'il existera un homme dont le corps, après la mort, ne connaîtra pas la décomposition.

Comment David a-t-il pu décrire si précisément ce qui allait arriver à Jésus, des siècles avant sa venue ? Et comment pouvait-il parler d'un homme dont le corps ne connaîtrait pas la décomposition, lui qui est lui-même mort et enterré ? Pierre répond à ces questions.

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