Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières.
À partir de ce verset, Luc dresse le portrait de la première communauté chrétienne. Et ce portrait n'est pas un idéal romantique. C'est la description concrète de ce que le Saint-Esprit produit là où il agit. Quatre choses caractérisent cette Église naissante, et chacune est essentielle.
...L'ENSEIGNEMENT DES APÔTRES
La première chose que font les nouveaux convertis, c'est écouter l'enseignement. Ils viennent de se repentir, ils viennent d'être baptisés, et maintenant ils apprennent. Les apôtres ont marché avec Jésus pendant trois ans. Ils ont reçu quarante jours de formation intensive avec le Christ ressuscité (Actes 1.3). Ils sont les dépositaires de son enseignement, et la jeune Église se nourrit de leur parole. La vie chrétienne commence par une décision, mais elle grandit par l'enseignement. Un croyant qui ne se nourrit pas de la Parole de Dieu est un croyant qui s'affaiblit.
...LA COMMUNION FRATERNELLE
Le mot grec " koinonia ", traduit ici par « communion fraternelle », signifie mise en commun, partage, participation. Ce n'est pas simplement passer du temps ensemble. C'est partager sa vie avec ses frères et sœurs : ses joies, ses fardeaux, ses biens, sa foi. La communion fraternelle est le signe visible que l'Esprit a créé une nouvelle famille. Ces gens qui ne se connaissaient pas il y a quelques heures, venus de Rome, d'Égypte, d'Arabie et de Mésopotamie, forment maintenant une seule communauté, unie par le même Esprit.
...LA FRACTION DU PAIN
La « fraction du pain » désigne probablement les repas pris en commun, qui incluaient la célébration de la cène telle que Jésus l'avait instituée la veille de sa mort (Luc 22.19-20). En partageant le pain et la coupe, les croyants se souviennent du sacrifice de Christ et proclament sa mort jusqu'à son retour (1 Corinthiens 11.26). C'est un acte de mémoire, de communion et d'espérance.
...LES PRIÈRES
La prière était déjà la marque de cette communauté avant la Pentecôte (Actes 1.14). Elle le reste après. L'Esprit est venu, trois mille personnes se sont converties, et pourtant ils continuent de prier. La prière n'est pas un préalable qu'on abandonne une fois que Dieu a agi. C'est le souffle permanent de l'Église.