Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »
Ce verset est le verset-programme de tout le livre des Actes. Tout ce qui va suivre dans les vingt-huit chapitres de ce livre est le développement de cette seule phrase. C'est aussi l'un des derniers mots que Jésus prononce avant de quitter la terre. Il a le poids d'un testament.
...VOUS RECEVREZ UNE PUISSANCE
Le mot grec est " dunamis ". Il désigne une capacité d'agir avec puissance, un élan qui rend efficace. C'est une force réelle, concrète, qui change des vies, leur donnant de l'assurance dans leur témoignage. Avant la Pentecôte, Pierre a renié Jésus par trois fois, la première devant une simple servante (Luc 22.54-62). Après la Pentecôte, ce même Pierre se lève devant des milliers de personnes et proclame la résurrection avec une audace qui sidère tout Jérusalem (Actes 2.14-36). Qu'est-ce qui a changé ? La " dunamis " du Saint-Esprit dans la vie de Pierre.
Le livre des Actes nous montre que cette puissance n'est pas réservée aux apôtres. Étienne (Actes 6.5,10), Philippe (Actes 8.5-7) et Ananias (Actes 9.17) étaient de simples disciples, et pourtant l'Esprit les a rendus capables de faire ce qu'aucun d'eux n'aurait pu faire par lui-même. Elle est pour tous ceux qui suivent Christ. Et cela ne diminue en rien la valeur de la formation : Jésus lui-même a pris trois ans pour enseigner et préparer ses disciples. Seulement, même la meilleure formation ne suffit pas sans l'Esprit. Et quand l'Esprit vient sur toi, il te rend capable de ce que tu n'aurais jamais pu accomplir seul.
...VOUS SEREZ MES TÉMOINS
Le mot grec " martus ", d'où vient notre mot martyr, désigne un témoin, quelqu'un qui atteste de ce qu'il a vu et vécu. Les premiers chrétiens étaient tellement engagés dans leur témoignage que beaucoup l'ont payé de leur vie, et le mot martyr est devenu synonyme de « celui qui meurt pour sa foi ».
Ces hommes ont vécu avec Jésus. Ils l'ont entendu enseigner, ils l'ont vu guérir, ils ont marché avec lui sur les routes de Galilée et de Judée. Ils ont été témoins de sa mort sur la croix, et ils l'ont vu vivant après sa résurrection. L'apôtre Jean résume parfaitement ce qu'ils ont vécu : « Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché concernant la parole de la vie, nous vous l'annonçons » (1 Jean 1.1). Voilà ce qu'ils avaient à annoncer. Pas un discours théorique mais une vraie rencontre, une vie vécue avec Jésus. Ton témoignage n'a pas besoin d'être spectaculaire. Il a besoin d'être vrai. Ce que Jésus a fait dans ta vie, personne ne peut le contester.
...À JÉRUSALEM, DANS TOUTE LA JUDÉE, DANS LA SAMARIE ET JUSQU'AUX EXTRÉMITÉS DE LA TERRE
Jésus dessine ici des cercles concentriques qui s'élargissent. Jérusalem, c'est là où ils sont. La Judée, c'est la région autour. La Samarie, c'est le territoire voisin, peuplé de gens que les Juifs méprisaient. Et les extrémités de la terre, c'est partout ailleurs, y compris là où tu te trouves en ce moment.
Ce plan géographique est aussi la structure du livre des Actes : les chapitres 1 à 7 racontent le témoignage à Jérusalem, les chapitres 8 à 12 l'expansion en Judée et en Samarie, et les chapitres 13 à 28 la progression vers les extrémités de la terre, jusqu'à Rome. Mais ce mouvement n'est pas seulement historique. C'est un appel pour chaque génération. Le témoignage commence là où tu es, puis il s'étend toujours plus loin.