Tous persévéraient d’un commun accord dans la prière avec les femmes, avec Marie la mère de Jésus et avec les frères de Jésus.
En une seule phrase, Luc capture l'atmosphère de cette communauté en attente. Et ce qu'il décrit, c'est l'unité dans la prière.
...D'UN COMMUN ACCORD DANS LA PRIÈRE
Le mot grec traduit ici par « d'un commun accord » est " homothumadon ", un mot qui porte en lui l'idée d'un même élan, d'une volonté commune. Ce n'est pas simplement qu'ils sont au même endroit. C'est qu'ils sont unis dans le cœur, dans l'intention et dans l'attente. Luc reprendra ce même mot dans la suite du livre (Actes 2.46 ; 4.24) : pour lui, cette unité est ce qui caractérise l'Église naissante. Ils prient ensemble parce qu'ils savent qu'ils ont besoin de Dieu et qu'ils ne peuvent pas avancer sans lui.
La prière unie est la préparation à toute effusion de l'Esprit. Avant la Pentecôte, il y a la chambre haute. Avant la puissance, il y a la prière. Si tu attends que Dieu agisse dans ta vie, dans ton Église, dans ta famille, commence par là.
...AVEC LES FEMMES, AVEC MARIE LA MÈRE DE JÉSUS ET AVEC LES FRÈRES DE JÉSUS
Les femmes sont mentionnées explicitement. Elles sont au pied de la croix quand la plupart des disciples ont fui (Luc 23.49). Elles sont les premières au tombeau vide et les premières témoins de la résurrection de Jésus-Christ (Luc 24.1-10). Et elles sont ici, dans la chambre haute, en prière avec les apôtres. L'Église naissante est inclusive dès le premier jour.
Parmi elles, Marie, la mère de Jésus. C'est la dernière fois qu'elle apparaît dans le Nouveau Testament. Elle est là, discrète, au milieu de la communauté. Quant aux « frères de Jésus », leur présence est surprenante. L'Évangile de Jean nous dit que pendant le ministère terrestre de Jésus, ses frères ne croyaient pas en lui (Jean 7.5). Mais ici, ils sont présents, la résurrection les a convaincus. Celui qu'ils ont connu comme leur frère aîné, ils le reconnaissent maintenant comme leur Seigneur.