Referencias : 2 Pierre 2.8 S21 · Genèse 19.1 S21
Lot était assit à la porte de Sodome. Derrière ce qui semble être un détail se cache en réalité un piège dans lequel tombe certains croyants : ils savent qu'ils ne sont pas à leur place, mais ils ne prennent jamais la décision de partir. Lot est un homme juste, mais il est prisonnier de ses choix, de ses attaches et de sa peur. Le confort, la famille, la honte l'empêchent de bouger, alors même que le jugement approche. Si tu te reconnais dans cette immobilité, c'est le moment de te lever et de partir.
La Bible nous dit que Lot, le neveu d'Abraham, était assis à la porte de Sodome. Pourquoi ce détail est-il important ?
Repentance · Justice et jugement
Tu connais peut-être ce genre de situation. Un chrétien engagé, mais quelque peu fatigué ou lassé. Quelqu'un qui ne vit plus dans le péché, mais qui vit juste au bord.
Et chaque soir, il soupire parce qu'il sait qu'il n'est pas à sa place. Pourtant, il ne prend aucune décision.
Et c'est le cas de Lot, le neveu d'Abraham, qui a choisi de s'établir dans la plaine du Jourdain. Et il est écrit, Genèse chapitre 19, verset premier : « Lot était assis à la porte de Sodome. »
Alors, je voudrais que tu gardes cette pensée. Soupirer ne suffit pas. Il faut décider de sortir.
Le soir venu donc, Lot se tient à la porte de Sodome. Il n'est pas ou plus en ville, il n'est pas dans sa maison, il est à la frontière extérieure. Comme s'il cherchait de l'air, du recul, du silence.
Et comme il est dit qu'il voit arriver deux anges qui sont en provenance du camp d'Abraham, nous comprenons qu'il est en train de regarder au loin vers les collines de Canaan, le pays qu'il a quitté, le pays où est resté Abraham. Et lui, il est là, à Sodome, immobile.
La Bible dit qu'il est juste, mais il est aussi prisonnier de ses propres choix. Lot ne supporte pas l'atmosphère spirituelle de Sodome, mais il n'arrive pas à quitter la ville.
Et il est comme ces chrétiens qui viennent au culte, à l'église pour respirer, prendre une bouffée d'air pur, mais qui, dès la fin, retournent vivre dans un environnement toxique.
Pierre le décrit donc comme un juste tourmenté jour après jour dans son âme par tout ce qu'il voit. Il sait ce qui est bon et il soupire donc après autre chose, mais il ne prend pas de décision. Il est comme bloqué entre deux mondes, à la porte.
Et pourquoi ne part-il pas ? Il y a des raisons humaines puissantes. Sa famille est enracinée à Sodome.
Ses filles sont mariées à des hommes de la ville. Sa femme s'y plaît, ils ont une maison, du confort, une forme de stabilité. Ils ne sont plus des nomades errant au gré des pâturages et des conflits autour des points d'eau.
Partir, ce serait tout perdre. Et même s'il partait, où irait-il ? À Canaan, chez Abraham ?
Il a choisi de s'éloigner et il a tourné le dos. Et revenir lui paraît difficile. Peut-être craint-il d'être jugé, mal accueilli, méprisé.
Donc, Lot n'est pas seulement prisonnier de ses choix. Il est comme enchaîné à leurs conséquences, à ses attaches, à sa honte, à ses regrets, à sa peur du rejet.
Et ce qu'il ignore, c'est que le jour du jugement est proche. Et voilà donc deux anges qui arrivent. Dieu s'apprête à visiter la ville, à la juger.
Et cette fois, tout va basculer. Beaucoup de chrétiens peuvent se retrouver assis comme Lot à la porte de leur choix hasardeux, tournant le dos un instant aux choses qui les retiennent et soupirant après celles qu'ils ont délibérément choisi de laisser.
Et toi, te reconnais-tu en Lot ? Est-ce que chaque soir, tu t'installes à la porte, tu regardes vers Dieu, vers la promesse, mais tu restes dans tes choix ?
Alors, sache-le, soupirer ne suffit pas. Il y a un moment où il faut se lever, décider, sortir avant que le jugement n'arrive. Prends la décision que Lot n'a jamais pu prendre jusqu'à ce qu'il soit trop tard.