Abstenez-vous de toute forme de mal

Abstenez-vous de toute forme de mal

With Joël Sans

References : 1 Corinthiens 10.23 S21 · G567 apechomai (s'abstenir) · 1 Thessaloniciens 5.20 - 22 S21 · G1491 eidos (forme, apparence)

Paul appelle les Thessaloniciens de s'abstenir de toute forme de mal. Non seulement le mal qui semble évident, mais aussi tout ce qui peut être perçu comme mal. Ce n'est pas une simple question de liberté personnelle, mais un choix d'amour. Parfois aimer signifie renoncer à tes droits pour ne pas fragiliser ceux qui t'entourent. Marche dans les pas de Jésus qui a renoncé à tous ses droits pour te sauver.

Paul écrit aux Thessaloniciens de s'abstenir de toute forme de mal. Et si cette demande radicale reposait sur un principe d'amour ?

Key points

Jésus, le Messie · Amour du prochain · Obéissance · Croissance spirituelle · Sainteté

Transcription

Quand Paul écrit aux Thessaloniciens ici, il leur demande quelque chose qui semble rigide au premier abord. Il leur dit : « Abstenez-vous de toute forme de mal. » Paul ne dit pas de s'abstenir du mal, mais de toute forme de mal.

C'est radical, mais c'est un véritable appel à marcher dans la considération et dans l'amour. Un amour qui parfois peut te demander de renoncer, de mettre de côté ta liberté pour protéger ceux et celles qui t'entourent.

Quand Paul écrit ces choses, il utilise un mot qui est très fort. Il dit : « Abstenez-vous de toute forme de mal. » Le mot « s'abstenir » signifie littéralement se tenir aussi loin que possible de quelque chose.

Un peu comme un parent qui verrait son jeune enfant s'approcher du bord d'une falaise, il ne va pas simplement lui dire de faire attention. Il va courir pour l'éloigner du danger.

Et c'est avec cette même urgence que l'apôtre Paul va dire à ces jeunes chrétiens : « Abstenez-vous, absolument. Tenez-vous aussi loin que possible de toute forme de mal. »

Et le mot « forme » ici est vraiment révolutionnaire. Ce mot « forme » parle de ce qui est visible, parle de l'apparence, de ce qui est perçu de l'extérieur.

Et voilà le message. En fait, même si quelque chose n'est pas mal en soi, si cette chose paraît être mal ou peut être mal interprétée, l'apôtre Paul dit ici en fait : réfléchis-y à deux fois avant de faire ce que tu t'apprêtes à faire.

Paul avait dit un peu la même chose aux Corinthiens. Il avait dit : « Tout est permis, mais tout n'est pas utile. Tout est permis, mais tout n'édifie pas », tout ne construit pas.

Et l'ambiguïté était partout pour les Thessaloniciens. Par exemple, on ne pouvait pas savoir d'où provenait la viande qu'on mangeait, si elle avait été sacrifiée ou pas aux idoles auparavant.

Et certains croyants, persuadés que tout est sanctifié par la prière, priaient et mangeaient avec la paix, mais d'autres étaient rongés par la culpabilité. C'est un peu l'apôtre Paul ici qui le rappelle : si ton frère te voit et qu'il est troublé, alors l'amour te demande de t'abstenir.

Tu vois le dilemme ? Ta liberté en Christ, elle est réelle. Mais parfois, l'amour va te demander de mettre cette liberté de côté.

Et c'est cela le cœur du message. La question n'est plus : ai-je le droit de faire quelque chose ? Mais plutôt : mon choix va-t-il construire ou fragiliser ceux et celles qui m'entourent ?

Jésus lui-même est l'exemple parfait. Il était Dieu, il avait tous les droits, mais il a choisi par amour de renoncer à tous ses droits, à ses privilèges, à sa gloire.

Et il est venu pour servir. Il est venu comme un serviteur. Par amour, il a renoncé à tout pour me sauver, pour te sauver.

Alors, la prochaine fois que tu te demandes : est-ce que j'ai le droit de faire ceci ou cela ? Pose-toi plutôt cette question : mon choix va-t-il blesser ou élever ceux qui m'entourent ?

Et rappelle-toi toujours ceci : quand tu choisis par amour de t'abstenir, tu marches dans les pas de Jésus.

Biblical Highlights